💍 Affaire célèbre · Paris, 2008

Le casse Harry Winston (2008) : ce que l'on sait

Un jeudi de décembre 2008, en pleine période des achats de Noël, quatre hommes armés entrent dans la bijouterie Harry Winston, avenue Montaigne, à Paris. Deux ou trois d'entre eux, selon les sources, sont déguisés en femmes. En quelques minutes, près de neuf cents bijoux ont disparu. Voici le déroulé de ce casse, tel que les sources le racontent.

🔎 Mener l'enquête

Quelques minutes, avenue Montaigne

Un peu après 17 h 30 : quatre hommes armés pénètrent dans la boutique du n° 29 de l'avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement. Ils exhibent leurs armes et menacent la quinzaine de personnes présentes, employés et clients, qu'ils regroupent dans un coin de la boutique. Certains employés sont frappés à coups de crosse.

Les braqueurs raflent bagues, colliers et montres de luxe dans les vitrines, vident les cachettes des bijoux non exposés et emportent le tout dans des sacs, en quelques minutes. Ils repartent sans avoir tiré un seul coup de feu.

Près de neuf cents bijoux

Le butin est estimé selon les sources entre 70 et 85 millions d'euros. Dès le 5 décembre, l'AFP évoque 80 millions d'euros. Dans tous les cas, c'est le plus gros braquage de bijouterie jamais commis en France.

Ils connaissaient la maison

Selon une source policière citée par l'AFP, les braqueurs connaissaient les noms de certains employés et les cachettes où étaient rangés des bijoux non exposés. Ils avaient un informateur : un ancien vigile de la boutique, condamné plus tard à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis. Au début de l'enquête, les policiers pensent d'abord à des équipes venues des Balkans, les « Pink Panthers », une piste écartée ensuite.

L'enquête et le procès

En juin 2009, environ 25 personnes sont arrêtées. Une partie du butin est retrouvée chez le cerveau, qui avait déjà braqué la même boutique le 6 octobre 2007. En 2011, d'autres bijoux réapparaissent, cachés dans un égout de la région parisienne.

En 2015, huit hommes sont jugés par la cour d'assises de Paris pour les deux casses. L'avocat général requiert de 18 mois à 12 ans ; le jury va plus loin : de 9 mois de prison à 15 ans de réclusion criminelle, la plus lourde pour le cerveau, Douadi Yahiaoui, dit « Doudou ». L'ancien vigile, Mouloud Djennad, prend 5 ans dont 3 avec sursis. Seuls 279 bijoux sur près de 900 ont été récupérés pendant l'enquête.

À toi de reconstituer le casse

Dans l'affaire célèbre d'Enquetix, tu reconstitues le casse par pure déduction : qui faisait partie de la bande, avec quels déguisements et quelles armes, par où ils sont passés. Les faits sont documentés 📚. Les condamnés portent leur vrai nom 📚 ; ceux dont l'identité n'a jamais été établie par un jugement ont un nom inventé 🔎.

🔎 Reconstituer le casse Harry Winston Les autres affaires célèbres

Sources : AFP ; Washington Times (6 décembre 2008) ; NBC News ; Al Jazeera (2011) ; Sud Radio et 24matins (procès de 2015).