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Le casse du siècle de Nice (1976) : l'histoire vraie
Un week-end de juillet 1976, une bande passe par les égouts de Nice, creuse un tunnel jusqu'à la salle des coffres de la Société Générale et repart avec un butin jamais retrouvé. Sur un mur, un message devenu célèbre : « Sans armes, ni haine, ni violence ». Voici ce que l'on sait de cette affaire, cinquante ans après.
Le lundi 19 juillet 1976, la salle des coffres est dévastée
À l'agence de la Société Générale, à l'angle de l'avenue Jean-Médecin et de la rue de l'Hôtel-des-Postes, les employés découvrent le désastre en ouvrant la salle des coffres : 371 coffres forcés sur environ 4 000. Les voleurs ne sont pas passés par la porte. Ils sont arrivés par en dessous.
Un tunnel creusé à la main depuis les égouts
La bande a creusé un tunnel d'environ 8 mètres, entièrement à la main, en deux à trois mois selon les sources. Elle circulait dans les égouts à bord de canots pneumatiques, avait tiré des centaines de mètres de câbles électriques pour éclairer le chantier, et découpé les coffres au chalumeau, avec une trentaine de bonbonnes d'acétylène. Sur place, on a retrouvé des matelas pneumatiques et des tables de pique-nique : les voleurs dormaient et prenaient leurs repas dans la salle des coffres.
Le butin est estimé entre 46 et 50 millions de francs selon les sources. Il n'a jamais été retrouvé.
Albert Spaggiari, le « cerveau »
Photographe niçois et ancien parachutiste, Albert Spaggiari est arrêté fin octobre 1976 et présenté comme le cerveau du casse. En octobre 1976, 22 personnes ont été interpellées. La bande comptait bien plus de membres, d'une dizaine à une vingtaine selon les sources, et ils n'ont jamais tous été identifiés.
L'évasion par la fenêtre du juge
Le 10 mars 1977, pendant un interrogatoire dans le bureau du juge d'instruction Richard Bouaziz, Spaggiari saute par la fenêtre et s'enfuit à moto. Son avocat, Jacques Peyrat (futur maire de Nice), raconte avoir vu « une moto qui s'enfuit avec Spaggiari derrière, qui se retourne vers nous, apparemment indemne, souriant et nous faisant un signe d'adieu » (INA). Il ne sera jamais repris et meurt en 1989.
Le procès de 1979
Le 23 octobre 1979, Spaggiari est condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Cinq membres de la bande, issus du milieu marseillais, sont condamnés à 8 ans de prison : Pellegrin, Bournat, Poggi, Michelucci et Vigier. Les sources ne citent que leur nom de famille.
Et le vrai cerveau ?
En 2010, Jacques Cassandri affirme dans un livre avoir été le véritable cerveau du casse, avant de revenir sur ses propos. Jugé en 2018 pour blanchiment (les faits de 1976 étaient prescrits), il est condamné à 30 mois de prison. Il meurt en 2022. La part exacte de chacun reste un mystère.
À toi de mener l'enquête
Dans l'affaire célèbre d'Enquetix, tu retrouves qui a été condamné pour ce casse, par pure déduction : vingt personnes, dix lieux (de la salle des coffres aux égouts) et le matériel de la bande. Chaque fiche indique ce qui est documenté 📚 et ce qui est une supposition du jeu 🔎. Seules les personnes dont aucun nom n'a été publié portent un nom inventé.
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Sources : INA ; Wikipédia (« Albert Spaggiari », « Casse du siècle »).